La programmation neuro linguistique en préparation mentale

Focus Consultants > Non classé > programmation neuro linguistique > La programmation neuro linguistique en préparation mentale
programmation neuro linguistique

La programmation neuro linguistique (PNL) est l’outil indispensable à tous les préparateurs mentaux qui voudront être plus performants dans le suivi de leurs athlètes. Méthode qui vient tout droit des États-Unis et qui a fait ses preuves avec les plus grands champions Français, Européens et même Internationaux. N’ayez aucun doute par la puissance de cet outil. C’est une technique qui offre des outils de communication simples et efficaces.

C’est quoi la Programmation neuro linguistique ?

programmation neuro linguistique

La programmation neuro linguistique est un ensemble coordonné de connaissances et de pratiques dans le domaine de la psychologie. Fondé sur une démarche pragmatique de modélisation pour tout ce qui attrait à la communication et au changement. Elle a été élaborée par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, aux États-Unis. 

D’après Robert Dilts, la programmation neuro linguistique décrit « comment les interactions entre la pensée (Neuro) et le langage (Linguistique) organisent le fonctionnement de notre corps et de nos comportements (Programmation) et les résultats que nous obtenons ». C’est donc une école de pensée pragmatique qui concerne les divers aspects du fonctionnement et développement humain : les compétences comportementales dans un environnement (nos actions), les processus cognitifs et la pensée stratégique (la direction de nos actes), notre système de valeurs (nos motivations) et de croyances (nos permissions), notre identité (notre rôle et notre mission), et notre système d’appartenance (notre vision).

Comment ça marche ?

Comment marche la programmation neuro linguistique

La programmation neuro linguistique ne s’intéresse pas à comprendre le POURQUOI un problème existe, mais à COMMENT faire autrement. Au lieu de se focaliser sur les raisons d’un échec, on s’attache à mettre en œuvre d’autres stratégies pour trouver des solutions. De plus, cet outil permet d’établir un rapport de confiance avec son interlocuteur et de mieux comprendre le monde de l’AUTRE en étant à l’écoute de SON langage verbal, para-verbal et non-verbal. Chacun construit sa propre réalité de par son éducation, sa culture, son expérience, etc. Or, l’idée que chacun se fait du monde n’est pas le monde. Chacun détient une carte du monde qui lui est propre et qui à un moment donné évoluera.

Détail important qui fait toute la différence en programmation neuro linguistique : on ne peut pas ne pas communiquer. Et la manière dont on communique est au moins aussi importante que ce que l’on dit. D’où l’importance pendant un entretien d’être attentif à son athlète.

Attentif à quoi ?

Chaque personne privilégie 1 ou 2 canaux sensoriels de ses 5 sens pour filtrer les informations. Ce sont les sens qui mettent en relation la personne avec son environnement. Certains focalisent leur attention sur la dimension visuelle (les images). D’autres sont plus sensibles sur la dimension auditive (les sons). D’autres encore perçoivent essentiellement les aspects de la dimension kinesthésique (toucher, ressenti).

Il faut commencer par repérer ces préférences, notamment grâce aux mouvements oculaires. Bandler et Grinder ont remarqué que l’être humain bougeait les yeux en fonction du système de représentation utilisé. Ces mouvements sont connus sous le nom de clé d’accès visuelles. La direction dans laquelle nous dirigeons notre regard lorsque nous sommes en réflexion, indique la modalité sensorielle des informations que nous allons chercher.

Il faut également être attentif au vocabulaire. Le système de représentations sensorielle le plus développé se manifeste aussi dans le choix des mots. Le langage de chacun reflète sa manière de percevoir le monde et donc de filtrer l’information. Pour ceux qui privilégient le canal visuel les mots employés seront : « observer, voir, etc.. ». D’autres, les auditifs, expriment : « entendre, voix, silence, écouter, discuter, ». Etc.

En repérant le canal sensoriel que la personne privilégie et en adaptant son langage, nous améliorons le rapport de confiance.

ATTENTION : à ne pas cataloguer les gens. Il s’agit là d’une généralisation grossière. Nous parlons ici de préférences, de tendances et non d’identités.

Pourquoi utiliser la programmation neuro linguistique en préparation mentale ?

La programmation neuro linguistique en pratique

programmation neuro linguistique en pratique

Pour illustrer l’intérêt de la programmation neuro linguistique, je vais prendre l’exemple d’une situation avec un athlète. Lors d’un entretien celui-ci me dit : « J’ai la pression pendant la compétition ».  Dans cette phrase, il y a deux éléments à expliciter.

Premièrement, quelle est sa définition de « pression» ? Je lui demande alors en complément : « Quelle est ta définition de « pression » ? Où elle se manifeste ? Sous quelle forme ? Qu’elles sont les émotions liées à cette pression ? ».

Deuxièmement, je dois l’amener à mieux définir le « pendant la compétition » : « Tu la ressens avant également ? Après ? À toutes les compétitions ? »

modèle de précision

La programmation neuro linguistique, cible de la performance

En somme, il y a ici ce qu’un théoricien en programmation neuro linguistique définirait comme « une transgression du méta modèle ». Le méta-modèle est une modélisation du modèle, c’est-à-dire du langage. Il permet de structurer notre compréhension des mots et des phrases. Il permet de questionner sans a priori, sans apporter ses propres solutions et ainsi permettre à l’athlète de trouver ses solutions. Le maître-mot du méta-modèle est curiosité. Le plus important est l’art de poser des bonnes questions, au bon moment, de la façon la plus précise possible. Nous faisons tous des omissions, des généralisations et des distorsions.

Un autre nom pour le méta-modèle est « le modèle de précision ». Parce qu’il permettra au préparateur mental de retrouver la précision qui s’est perdue entre l’idée réelle, profonde et non verbale de son esprit, et ce qu’il nous dit réellement.

En outre, il est très important d’établir un rapport de confiance avec l’athlète. Commencer par la distance à laquelle il sera confortable de communiquer. Cette distance varie en fonction des individus, de la culture et du contexte. Chacun est entouré d’une bulle qui correspond à une distance de confort et il est indispensable de là respecter. Mon positionnement est qu’en tant que préparateur mental j’apporte des conseils mais je ne donne pas de solutions. Je ne sais pas à la place de l’athlète. Mon rôle est de l’accompagner, de le guider pour lui permettre de mettre en place les changements qui lui conviennent. C’est l’athlète qui doit être acteur de son évolution.

Parmi les techniques élaborées par la programmation neuro linguistique, j’utilise l’écoute active, la reformulation et bien évidemment la visualisation.

La visualisation

programmation neuro linguistique : la visualisation

La visualisation, que l’on nomme souvent imagerie mentale dans le monde sportif, est une technique d’entrainement des habiletés mentales. Elle permet d’améliorer les performances sportives et le bien-être des athlètes. Cette technique aide à faire face à des situations difficiles du fait de l’anxiété́ ressentie. Elle permet de s’imaginer des situations de façon différente. L’athlète peut ainsi « se voir » réaliser un mouvement seulement en plongeant dans ses pensées. Il peut également visualiser des choses agréables lorsqu’il ressent une douleur ou garder la tête froide pour battre un adversaire, ne pas douter de ses capacités à réussir sans toutefois être sur confiant, etc. L’imagerie peut ainsi porter sur des champs d’action divers. Les aspects technico-tactiques, les habiletés mentales, crée un ancrage, retrouver des sensations suite à une blessure.

La visualisation en pratique avec un sportif de haut-niveau

Voici par exemple, l’échange eu avec un sportif inscrit en pôle espoir de Football américain. Son souhait était d’avoir plus de confiance en lui pour un match en particulier. On élabore sur son besoin, la situation et très vite on passe à la visualisation : « retrouve dans tes pensées un moment où tu étais en pleine confiance ». Je lui fais un guidage pour qu’il revive la situation en détaillant la scène au maximum en mettant tous les sens en éveille jusqu’à ressentir cet état interne. Je lui demande ensuite de choisir un mot, qui symbolise sa sensation de confiance dans la scène qu’il m’a décrite. Son mot était : « power ». De là, je lui proposer de répéter mentalement ce mot jusqu’à ancrer cet état de confiance en lui.

En répétant cet exercice mental, l’évocation même du mot lui rappellera cette émotion, puis cette sensation de confiance. Quand il se concentrera sur le mot « Power », c’est comme si une force viendrait à lui directement, instantanément.

Limites et perspectives de la programmation neuro linguistique

Limites et perspectives de la programmation neuro linguistique

Si la plupart des praticiens en programmation neuro linguistique vantent son efficacité, peu de données scientifiques viennent étayer ce constat. Il est vrai que l’opérationnalisation de la programmation neuro linguistique est complexe. Tant elle repose sur un ensemble de construits théoriques vagues, qui ont constamment évolués aux grés des praticiens et des domaines d’application. Peu d’études portent donc sur la programmation neuro linguistique en tant que technique de préparation mentale. En effet, son étude est quasi-impossible. Il est en revanche possible d’étudier scientifiquement non pas la programmation neuro linguistique en tant « qu’école de pensée pragmatique », mais en tant que technique. De sorte, que très nombreux sont les travaux qui ont mis en avant l’intérêt de l’imagerie mentale, les ancrages, etc.

Un travail en collaboration avec le sportif

De même, la programmation neuro linguistique est un outil qui n’a pas toujours bonne presse et qui, de mon avis, n’est pas à mettre entre toutes les mains. Outre l’aspect lucratif de cette méthode, à laquelle nombre d’intervenants proposent des formations, parfois très onéreuse, il faut aussi interroger son pouvoir d’influence. Comme je l’ai mentionné précédemment, le praticien qui manie parfaitement les outils de communications et de changement apportés par la programmation neuro linguistique, a de fait une influence certaine sur le sportif avec qui il travaille. Il est donc fondamental de toujours positionner son approche en cohérence avec les attentes et besoins exprimés par l’athlète.

C’est pourquoi, la programmation neuro linguistique me parait être un parfait tournevis dans la boite à outil du préparateur mental.  C’est un outil alternatif parfaitement adapté à la démarche de progression des sportifs. Il est complémentaire aux techniques de bases des préparateurs mentaux, comme l’hypnose, la méditation ou la sophrologie. Il appartient à chaque préparateur mental de se choisir ses outils. Pour ma part, je ne pourrai plus faire aujourd’hui sans la programmation neuro linguistique !