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Attention / Concentration new

Première des habiletés attentionnelles liées à la réussite sportive : la concentration. Il s’agit de la capacité à diriger et à maintenir son attention sur un objet ou une situation pendant longtemps. Si cette notion a souvent été perçue comme secondaire (la confiance en soi ou la motivation apparaissaient comme les habiletés les plus influentes sur les performances des sportifs), beaucoup de chercheurs et de praticiens y accordent aujourd’hui une grande importance. Terry Orlick, qui est l’un des coachs les plus réputés dans le domaine de la psychologie du sport, estime par exemple que « la concentration est le premier élément de l’excellence et aussi le plus important ». Il postule que les gens qui performent à leur meilleur niveau ou que ceux qui excellent dans leur domaine sont des personnes qui ont appris à se concentrer. Nous savons également que la concentration joue un rôle majeur dans l’apprentissage, l’expérimentation et le développement du potentiel des athlètes.

Exercice 1 : Le chien

Pour augmenter vos capacités de concentration (ne penser qu’à une seule chose longtemps) et de reconcentration (revenir rapidement sur ce à quoi vous devez penser), les séances de méditation sont indispensables. L’exercice du chien va vous permettre de comprendre ce principe de la mindfulness.

Installez-vous tranquillement sur une chaise, fermez les yeux, et, pendant une minute, pensez à un chien, et uniquement à un chien. Vous pouvez lancer la minuterie de votre téléphone si vous voulez.
Quand la minute est écoulée, ouvrez les yeux et demandez-vous à quoi vous avez
pensé. Avez-vous simplement pensé à un chien pendant toute la durée de l’exercice ? Comment était votre chien ? De quelle couleur ? Puis, installez-vous de nouveau tranquillement. Fermez les yeux. Je vous demande maintenant de ne pas penser à un chien pendant une minute. C’est parti !

Alors, avez-vous réussi l’exercice ? Ou bien avez-vous quand même pensé à un chien lorsqu’il s’agissait de ne pas y penser ?

Il y avait deux pièges dans cet exercice, peut-être les avez-vous repérés.
• Le premier était le choix du « chien ». Un chien, ce n’est pas neutre ; nous connaissons tous un chien avec lequel nous nous sommes amusés ou que nous avons caressé. Quand nous pensons à un chien, nous l’associons généralement à beaucoup de souvenirs et d’émotions. Il est donc plus difficile de penser à autre chose.

• Le second piège concernait la formulation de la consigne : « ne pas penser à un chien ». Or, il est impossible de ne pas penser à quelque chose. Si vous vous dites : « Ne pense pas à ce qui va arriver demain », automatiquement vous allez y penser ! Tout comme lorsque votre entraîneur ou vos parents vous disent : « Ne pense pas au podium », vous y pensez.

Exercice 2 : Concentration et reconcentration

Très souvent, les sportifs à qui je propose de réaliser les séances de méditation et les scans corporels qui vont suivre n’en comprennent pas l’intérêt. Ils ne saisissent pas en quoi la pratique quotidienne de ces exercices va augmenter leurs performances sportives. Pour le leur faire comprendre, je m’appuie sur les deux schémas ci-dessous, inspirés des électroencéphalogrammes.

• Le premier élément (schéma 1) que travaillent les exercices de méditation est la capacité de concentration. Vous devez penser à une seule chose pendant une distance plus ou moins longue (jusqu’à 1 h pour certaines séances de méditation). L’objet de votre concentration pourra être votre souffle, une partie de votre corps, une balle, une zone ou un bruit. Vous verrez que cela s’avère très compliqué et demande beaucoup d’entraînement.

• Le second élément de travail (schéma 2) concerne la capacité de reconcentration. chaque fois que vous « partez », que des pensées viennent vous parasiter, vous devez vous en rendre compte et aussitôt vous reconcentrer. Dans un match, si vous ratez un point facile, vous pouvez soit râler pendant 5 minutes, soit revenir au jeu au bout de 2 secondes. Mais, là encore, ce n’est pas si facile. Il faut s’exercer à mobiliser cette faculté mentale. En somme, les séances de méditation que vous allez réaliser au quotidien ont pour objectif de vous apprendre à vous concentrer ou, plus exactement, de vous permettre de guider votre attention. Avec l’expérience, vous réussirez à ne plus vous laisser submerger par l’enjeu des événements, l’environnement (en termes de bruit, de distractions) ou des erreurs. Un autre point sur lequel j’insiste également souvent avec les sportifs que je suis est le caractère non intellectuel de ces exercices. Il faut en effet accepter de se poser cinq minutes, de ne pas faire grand-chose d’autre que se concentrer sur son souffle ou sur son ressenti corporel… ce qui n’est pas très stimulant intellectuellement ! Mais c’est primordial. Vous pouvez tout comprendre, écrire une thèse sur le principe de la méditation, mais vous ne réussirez pas pour autant à vous mettre dans l’instant présent sur commande. Cela nécessite un entraînement « mécanique ». Il faut PRATIQUER la méditation.

Exercice 3 : Phase de focus

Pour vous aider à mieux gérer les actions stressantes, nous allons maintenant travailler avec les points attentionnels. Cela signifie qu’il va falloir que vous entraîniez votre cerveau à penser à une seule chose, positive évidemment, quand vous êtes dans une situation stressante. Il existe deux types de points d’attention : interne et externe. Les points d’attention internes font référence à votre corps, à tout ce qui vous est « interne ». Il s’agit par exemple de l’alignement de vos pieds sur une touche, de la position de votre coude ou de vos mains sur un lancer franc, de votre souffle, de vos sensations dans les jambes ou encore de la localisation d’une douleur. Les points d’attention externes font, eux, référence à ce qui se passe devant vous, à l’extérieur de vous. Par exemple, une ligne, une zone, un ballon, le short d’un adversaire, le bruit du ballon qui rentre dans les filets, la couleur d’une cible, etc.. un niveau expert, nous conseillons généralement aux sportifs de choisir des points d’attention externes. Selon votre niveau et la spécificité des actions qui vous stressent, vous pouvez bien évidemment privilégier des points d’attention internes. Fondamentalement, il n’y a pas de « bons » points d’attention, seuls comptent les vôtres, ceux qui vous correspondent et qui vous permettront de vous reconcentrer efficacement.

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